Tous les projets

Fiche de course

Beepz

Beepz permet d’acheter et de vendre une voiture sans vérification de crédit. Trois mois pour unifier son identité sur l’ensemble de ses supports : design système, landing page, emails.

Une voiture présentée sur fond bleu, accompagnée d’un badge de vérification. Bandeau de marque Beepz : « Pay weekly, Earn Fully », une voiture vue de dessus et la courbe jaune de la route. La fiche de l’application Beepz sur l’App Store : 98 000 notes, 4,9 sur 5, distinction Editors’ Choice.
Année
2025
Rôle
UI/UX Designer
Durée
3 mois
Livrables
Design système·Landing page·Emails

L’approche

Ce qu’il y avait en arrivant

Beepz est une place de marché automobile née en Californie. Sa promesse : acheter une voiture sans vérification de crédit, via des frais d’activation uniques puis des paiements hebdomadaires. Un modèle qui s’adresse à ceux qu’un score écarte du financement classique.

La société revendique plus de 100 000 téléchargements, 19 000 utilisateurs actifs et 4 000 voitures vendues, et prépare son expansion hors de Californie. Une croissance rapide, qui exige des fondations réutilisables.

À mon arrivée, aucune ligne directrice n’existait. Chaque intervenant designait selon ses propres repères, et l’ADN de la marque se diluait à chaque nouvel écran : le site ne correspondait pas à l’application, les emails à aucun des deux.

Photographie de marque Beepz : une personne face à un lac de montagne, vue depuis l’habitacle d’une voiture.

Le fil rouge

Trois livrables, un seul système. La landing page et les emails ne sont pas deux chantiers parallèles : ce sont les deux terrains sur lesquels le socle a été appliqué, éprouvé, puis corrigé.

  1. 01

    Le design système

    Le socle

    L’enjeu Formaliser l’ADN de la marque, pour qu’aucun intervenant n’ait plus à le deviner.

    J’ai repris la palette existante plutôt que de la remplacer : intentions conservées, rapports assainis. Surtout, chaque couleur porte désormais le nom de son usage — Buyer Yellow, Seller Blue. Les deux faces de la place de marché ont chacune la leur, et le choix cesse d’être une question de goût.

    Albert Sans porte l’ensemble : une famille unique, lisible par les deux publics de la plateforme — les professionnels d’un côté, vendeurs et gestionnaires de flottes ; les particuliers de l’autre. Sérieuse sans être distante, elle tient du titre d’accroche à la mention légale.

    Le système est livré sous deux formes : un fichier Figma qui rassemble l’ensemble des guidelines, support de travail de l’équipe ; et un PDF autonome que Beepz transmet à ses partenaires lors d’une collaboration.

    • Blue Sky #2164BA
    • Seller Blue #0BA7FF
    • Buyer Yellow #FBBC04
    • Pure white #FFFFFF
    Planche du design système Beepz : le logo, la palette Blue Sky, Seller Blue, Buyer Yellow et blanc pur, la typographie Albert Sans, et des exemples de photographie et de mise en page.
    Voir le brand kit PDF · 2,6 Mo
    • Nommage

      Une couleur porte le nom de son destinataire, pas celui de sa teinte.

    • Typographie

      Albert Sans, famille unique. Une seule voix pour deux publics.

    • Diffusion

      Un Figma pour l’équipe, un PDF pour les partenaires. Deux usages, deux formats.

  2. 02

    La landing page

    La vitrine

    L’enjeu Rassurer les deux versants de la place de marché en même temps : convaincre l’acheteur que le catalogue est fourni, et le vendeur qu’il y a des acheteurs qui l’attendent.

    La page en place n’avait jamais été pensée comme une page : un template générique, monté pour que le nom de domaine ne reste pas vide. Rien n’y mettait en avant ce qui distingue Beepz. Il n’y avait donc pas de refonte à faire au sens strict — il fallait écrire la page.

    Une place de marché se vend deux fois. Un vendeur ne dépose sa voiture que s’il croit à la demande ; un acheteur ne s’inscrit que s’il croit au stock. Déséquilibrer la page d’un côté, c’est perdre l’autre — et une marketplace qui paraît vide ne se remplit jamais.

    Le hero de la landing page après refonte : « Owning a car was never that simple », les mots clés surlignés en bleu et en jaune de la marque, une voiture détourée et les deux boutons de store.
    Le hero de la landing page avant refonte : « Pay Weekly, Own Fully » en gros caractères noirs sur fond blanc, deux boutons de store, un emoji voiture et un bandeau « no credit checks » répété.
    Avant Après
    Voir le site en ligne
  3. 03

    L’onboarding

    La montée

    L’enjeu Construire un parcours d’entrée là où il n’y en avait aucun — et le faire mener chacun, acheteur ou vendeur, jusqu’à un profil complet.

    Il n’y avait pas d’onboarding. Rien entre le téléchargement de l’application et son écran d’accueil : ni guidage, ni explication de ce que la plateforme permet de faire.

    J’ai construit le parcours entier, du splash au profil renseigné. Il ne se contente pas d’inscrire : il mène chacun jusqu’à un profil complet et utile pour ce qu’il vient faire — un acheteur prêt à chercher, un vendeur prêt à publier son annonce. Une quarantaine d’écrans traversés, soixante-sept frames une fois les états comptés.

    La décision qui tient tout le reste : la question « How will you use Beepz? » est posée avant l’inscription, avant la moindre saisie. Trois réponses — acheter, vendre, parrainer — et tout ce qui suit en découle : un vendeur ne voit jamais les arguments de l’acheteur, et la vérification d’entreprise ne s’adresse qu’aux professionnels.

    Entrée 3 écrans How will you use Beepz ? 1 écran, 3 réponses Inscription 4 écrans Acheteur 9 écrans Vendeur 10 écrans Mise en vente 8 écrans Parrain 4 écrans
    1. Écran de lancement : le logo Beepz sur un fond de véhicules, et le bouton « Get Started ».
    2. La question posée avant l’inscription, avec trois réponses : « I’m buying a car », « I’m selling cars », « I’m bringing sellers ».
    3. Le formulaire de création de compte, montré dans ses états de validation : un champ coché en vert, un autre signalé en erreur.
    4. Première slide de l’onboarding acheteur : « Skip the Barriers — no credit checks, no down payments ».
    5. Slide de l’onboarding vendeur : « Weekly Cash Flow — des versements réguliers, chaque semaine ».
    6. Les critères que le véhicule doit remplir avant publication, cochés un à un.
    7. Le formulaire du véhicule : numéro de série, marque, modèle, année, kilométrage, boîte de vitesses.
    8. L’ajout des photos du véhicule, avec trois clichés déjà déposés et un emplacement libre.
    9. Le prix de vente et son échéancier : versement hebdomadaire, nombre de semaines, gain total, réglés au curseur.
    10. L’écran du programme de parrainage : code d’invitation, gains par vendeur et par voiture, partage par lien ou QR code.
  4. 04

    Les emails

    La relance

    L’enjeu Aligner les emails sur le système, pour que la marque soit la même dans la boîte de réception et sur le site.

    Les gabarits ont été repris un par un : bandeaux, hiérarchie, boutons et pieds de page redessinés sur la palette et sur la typographie du socle.

    Chaque envoi emprunte désormais ses composants au reste du système — le même appel à l’action, la même fiche véhicule que dans l’application. Le système ne s’arrête pas au site.

    • Email de bienvenue côté vendeur : bandeau photo « Let’s start selling » sur un alignement de voitures, mot d’accueil et bouton « List a car now ».
    • Email de bienvenue côté acheteur : bandeau « Your car, your way » avec deux voitures détourées sur fond bleu, mot d’accueil et bouton « Find a car ».
    • Email d’alerte « New cars in your area » : bandeau photo, deux phrases, bouton « Explore now » et le début des fiches véhicule.
    • Email de service « Golden Week-pass granted » : pas de bandeau, seulement le logo Beepz, un titre et du texte courant.